Reportage : En pyjama devant monsieur le juge – Libération.fr

Voilà plus de deux mois que la loi oblige la justice à se prononcer sur la prolongation des hospitalisations psychiatriques sous contrainte. Le bilan est mitigé.

Par Éric Favereau

C’est une révolution dans le monde de l’hospitalisation psychiatrique. Depuis le 1er août, une loi oblige le juge des libertés et de la détention (JLD) à intervenir lors d’une hospitalisation contre la volonté du patient. Au bout de deux semaines, il doit décider de la prolongation ou non de l’hospitalisation (Libération du 2 août). Ce changement, voulu par le Conseil constitutionnel, est hautement symbolique car il ouvre la porte à la judiciarisation de la psychiatrie, une évolution largement souhaitée par les uns, violemment critiquée par d’autres.

Deux mois après son entrée en vigueur, le bilan est mitigé. Avec, d’un côté, des juges qui semblent se prendre au jeu, et, de l’autre, des psychiatres qui font le dos rond. «Un regard extérieur ? Pourquoi pas ! Cela ne nous fait pas de mal», lâche le Dr Mesure, chef du pôle de psychiatrie à l’hôpital d’Eaubonne (Val-d’Oise). En l’occurrence, il parle du regard de Jean-Marc Heller, vice-président du tribunal de Pontoise et JLD. Avec sa collègue Isabelle Rome, il a pris cette loi à cœur. «Toute privation de liberté mérite un regard juridique. Et cela me paraît entrer tout à fait dans mes fonctions. Ce n’est pas parce que l’on est malade que l’on doit être traité différemment», analyse-t-il.

via En pyjama devant monsieur le juge – Libération.

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