Communiqué: La psychiatrie privée en appelle au Président-candidat

 L’annonce discrète des augmentations tarifaires annuelles dans la psychiatrie fait réagir les Cliniques Psychiatriques de France qui en appellent au Président-candidat pour « faire des soins en psychiatrie une priorité de la santé publique, pas une variable d’ajustement décidée par des technocrates ». Les 162 établissements privés et leurs soignants, qui prennent en charge 120 000 patients chaque année, demandent à être un peu mieux respectés pour continuer à prendre toute leur place dans l’accueil des patients touchés par les pathologies psychiatriques.

Quelques jours après la présentation du nouveau plan de Psychiatrie et de Santé Mentale, en Conseil des Ministres le 29 février, le Ministère de la Santé laisse  filtrer  que les tarifs  journaliers  attribués  aux cliniques psychiatriques seraient augmentés de 0,3%, soit environ 34 centimes d’euros par jour et par patient, pour « couvrir » l’inflation des charges depuis mars 2011.

 

 Pour le Dr Olivier Drevon, président de l’UNCPSY, « le Gouvernement tient, malheureusement, un double langage : d’un côté, il communique largement auprès des médias du grand public sur son plan Psychiatrie et Santé mentale, de l’autre, dans le plus grand silence, il place la psychiatrie au dernier rang de ses priorités en accordant une augmentation nulle à nos établissements. C’est insupportable : nos cliniques, où les médecins ne pratiquent aucun dépassement, sont en première ligne dans la prise en charge des pathologies mentales. Nos établissements et leurs 11 000 psychiatres et soignants en ont assez de ce double langage et de ce système qui consiste à toujours demander plus de prises en charge, plus de travail, plus de qualité et à laminer les ressources de la psychiatrie privée. »

Un appel au Président-candidat

 Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé et le Ministère de la Santé français alertent l’opinion sur le fait que les pathologies mentales seront les premières par leur fréquence dans la population française (à ce jour, les troubles mentaux sont la deuxième cause d’invalidité et de décès prématuré, après les maladies cardiovasculaires, et on évalue en France à 700 000 le nombre de personnes souffrant d’un handicap lié à une pathologie psychiatrique grave), les établissements de soins en psychiatrie privée ne veulent pas être laissés pour compte : « Puisque Nora Berra et Xavier Bertrand refusent de nous entendre, nous en appelons au Président-candidat, Nicolas Sarkozy. Il s’est engagé pour l’application de la tarification à l’activité en psychiatrie dès 2007. Nous espérons avoir avec lui une oreille plus attentive de sa part. Nous lui proposons de venir enfin visiter nos établissements et de discuter sérieusement des moyens accordés par le Ministère de la Santé au financement de la prise en charge des patients. » conclut Olivier Drevon.

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