Loi santé : les psychiatres rassurés ? | Egora.fr

Les premières orientations du projet de loi de Santé présentées le 19 juin par la ministre de la santé continuent à provoquer des réactions mitigées dans le monde sanitaire.

Dans un communiqué, les acteurs de la psychiatrie publique annoncent prendre acte avec « satisfaction de la réaffirmation claire par la ministre … de la politique de secteur comme base de l’organisation des soins en psychiatrie et de promotion de la santé mentale. »

« Sa volonté d’inscrire le secteur dans la loi, et par voie de conséquence, de ne pas cantonner la psychiatrie au domaine des soins sans consentement prend la mesure des enjeux dont les cosignataires avaient souligné l’importance dans un récent communiqué », relèvent les co-signataires. « Enfin, dédier un volet spécifique à la santé mentale dans le cadre d’une nouvelle organisation des soins et de la prévention va dans le bon sens et témoigne d’une réelle prise en compte de notre discipline », soulignent-ils, appuyant qu’ils « sauront prendre la part qui leur revient » pour la concrétisation de ces orientations dans la future loi.

Enfin, la Société française de santé publique (SFSP) voit pour sa part plusieurs signaux positifs dans ces premières orientations de la ministre : le « parcours éducatif en santé », l’affichage nutritionnel, la reconnaissance de la politique de réduction des risques liés à l’usage de drogues, l’accès aux tests rapides d’orientation diagnostique VIH et hépatites ; et surtout, la réaffirmation de la responsabilité de l’État en matière de prévention et le « choix stratégique d’un rééquilibrage de la politique de santé du curatif vers le préventif ». Elle attend cependant les modalités concrètes de mise en œuvre de ces orientations, sachant que le nouveau comité interministériel pour la santé ne pourra inscrire des priorités dans toutes les politiques que « s’il dispose des résultats fournis par une recherche en santé publique renforcée et des données des études d’impact ».

*Claude Finkelstein, présidente de la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (Fnapsy), Philippe Charrier, président de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques (Unafam), Gérard Vincent, délégué général de la FHF, Yves-Jean Dupuis, président de la Fehap et de Christian Müller, président de la Conférence nationale des présidents de Commission médicale d’établissement (CME) de CHS.

viaLoi santé : les psychiatres rassurés, les pédiatres paniqués | Egora.fr.

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