Belgique : Lits psychiatriques trop confortables ? Voire…

Les Mutualités Libres ont récemment publié une étude sur les hospitalisations en psychiatrie. Pour les Mutualités Libres, les hospitalisations psychiatriques sont trop longues. «La durée n’est pas un choix» dit-on au Centre régional psychiatrique « Les  Marronniers ».

Deux éléments y ont été soulignés. D’abord l’importance de la durée moyenne de séjour en hôpital psychiatrique et dans les services de psychiatrie des hôpitaux généraux: la durée de séjour en hôpital psychiatrique est de 69 jours, pour 26 jours en service psychiatrique d’hôpital général. Second élément: le coût que ces séjours représentent pour le budget des soins de santé.

D’après Benjamin Delaunoit, directeur médical du Centre régional psychiatrique Les Marronniers de Tournai, il faut interpréter ces chiffres de manière beaucoup plus complète et éviter de comparer les soins somatiques et la santé mentale.

Certaines hospitalisations sont la conséquence de mesures médico-légales spécifiques (mesures de protection, internement…) qui imposent des durées de séjour particulièrement longues, observe M. Delaunoit. Par ailleurs, la plupart des hospitalisations en psychiatrie découlent de l’accumulation d’un grand nombre de facteurs, ce qui rend nécessaire une prise en charge intensive en milieu hospitalier. Enfin, la dégradation de la santé mentale ou l’apparition d’un problème psychiatrique s’accompagne régulièrement de très lourdes conséquences familiales, sociales et professionnelles, et parfois de la perte du logement (jusqu’à 30% des cas dans certaines institutions).

«Ce sont généralement ces paramètres et non le confort supposé de l’hôpital qui retardent la sortie et la réinsertion du patient, précise Benjamin Delaunoit. D’autre part, la réforme des soins de la santé mentale – Projet 107 – est récente et ses effets commencent seulement à se faire ressentir. Néanmoins, il est évident que la qualité d’organisation et de coordination du réseau, mais aussi la place que donnera notre société à ces personnes souvent stigmatisées, conditionnent de manière décisive la durée de chaque hospitalisation. La durée d’hospitalisation en psychiatrie n’est donc pas la conséquence du choix du patient ou de l’institution. Au contraire, cette durée est tributaire du degré d’organisation des soins en santé mentale et de l’existence, pour les cas les plus lourds, de formules alternatives dans l’ambulatoire.»

Source 

Lire aussi :  Trop confortable, le lit psychiatrique

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