Congrès : « Psychiatrie : changer nos paradigmes »

Ce mercredi s’est ouvert le congrès français de psychiatrie. 3 000 médecins y sont attendus jusqu’à samedi. Prêts à faire évoluer leurs façons de soigner.

Pourquoi ? Comment ? Un congrès pour quoi faire ?

De l’aveu des organisateurs nantais, un tel congrès est «nécessaire ».

« Le développement des connaissances biologiques, l’absence récente de progrès, tout ça nous amène à revisiter nos modèles : il s’agit de s’adapter face à un monde qui change », lance Rachel Bocher, vice-présidente de ce rendez-vous pour la première fois organisé à Nantes.Pourquoi à Nantes ?

Le CHU dispose d’un grand pôle de psychiatrie à l’hôpital Saint-Jacques. Par ailleurs, « à la faculté de Nantes, les étudiants en médecine font obligatoirement un stage en psychiatrie », note Jean-Marie Vanelle, psychiatre au CHU. « De plus, ici, nous ne sommes pas dans des rivalités d’écoles, toutes les thérapeutiques sont présentes. La psychiatrie est un savant mélange, qui associe les techniques médicamenteuses à la psychothérapie et exige une coopération de différents spécialistes. »

Dans quel contexte ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les maladies mentales se placent au troisième rang. Elles affectent chaque année une personne sur cinq. L’OMS retient cinq maladies mentales parmi les plus préoccupantes du XXIe siècle : schizophrénie, addiction, troubles bipolaires, dépression, troubles obsessionnels compulsifs. « Le bilan devrait s’alourdir à l’horizon 2020 avec une augmentation des cas si rien n’est fait d’ici là », alertent les spécialistes. Dans le contexte économique et social difficile, les consultations se multiplient, notamment pour des burn-out et des comportements addictifs. « Ma file active [le nombre de patients suivis] a triplé en vingt ans », souligne Rachel Bocher.

De quoi vont parler les psys ?

Une place importante sera consacrée aux thérapeutiques non médicamenteuses, non biologiques : les thérapies en pleine conscience, la relaxation, les simulations transcraniennes, etc. Parmi les priorités, « il faut développer une psychiatrie de prévention », par rapport au suicide par exemple, première cause de mortalité chez les 25-34 ans. « La psychiatrie connectée » est envisagée comme « gain de temps pour le médecin et de chance pour le patient ».«On pourrait imaginer, pour les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide, un suivi par SMS pour garder le contact », note Rachel Bocher. « Pour d’autres, trop loin d’un centre de soins, on pourrait mettre en place des thérapies en ligne, se parler par tchat », propose le Dr Marie Grall-Bronnec, du service d’addictologie du CHU. Avec une volonté commune : remettre le patient au coeur de son traitement.

Du mercredi 26 au samedi 29, à la cité des congrès de Nantes. Accès libre pour les associations de patients et de familles, le mercredi et le samedi. Le programme complet sur http://www.congresfrancaispsychiatrie.org.

Source: ICI

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