Un risque élevé de suicide dans les trois mois qui suivent la sortie de l’hôpital psychiatrique

La mort d’un patient est toujours dramatique. Mais encore plus douloureusement ressentie quand il s’agit du décès par suicide d’un sujet ayant à peine quitté le service où il se trouvait hospitalisé ! Par convention, on considère que ce suicide survient rapidement quand une durée inférieure ou égale à trois mois s’est écoulée depuis le terme de cette hospitalisation.

Continuer à lire … « Un risque élevé de suicide dans les trois mois qui suivent la sortie de l’hôpital psychiatrique »

Publicités

Etude : Haut risque de suicide à la sortie de l’hôpital psychiatrique- Jim.fr

La période suivant immédiatement une hospitalisation en milieu psychiatrique est à très haut risque suicidaire. On admet qu’environ un tiers de l’ensemble des suicides chez les malades mentaux se produisent dans les 3 mois après la sortie d’un établissement psychiatrique et que 0 ,3 à 3 % des patients meurent par suicide dans les années suivantes.

Le risque suicidaire est particulièrement élevé en cas de trouble dépressif majeur mais est aussi conséquent en cas de schizophrénie, atteinte bipolaire ou de toxicomanie. On manque toutefois de données précises sur le risque relatif en fonction des différentes pathologies et co morbidités psychiatriques.

Continuer à lire … « Etude : Haut risque de suicide à la sortie de l’hôpital psychiatrique- Jim.fr »

Le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) s’élève contre la sur-prescription de benzodiazépines et apparentés, et émet ses recommandations.

Les benzodiazépines (BZD) et apparentés sont indiquées dans les troubles anxieux et les troubles du sommeil pour une durée limitée.
La balance bénéfice/risque n’est pas favorable en cas d’utilisation régulière de plus de 3 mois : augmentation des accidents de la voie publique, du risque de chutes, addiction et toxicomanie, détournement d’usage, risque de soumission chimique, syndromes de sevrage et possibilité de troubles cognitifs 1,2.

Continuer à lire … « Le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) s’élève contre la sur-prescription de benzodiazépines et apparentés, et émet ses recommandations. »

Des études montrent l’efficacité du baclofène pour traiter la dépendance à l’alcool

Nouvel épisode dans la saga du baclofène, les résultats de plusieurs études sur l’efficacité de ce médicament dans la réduction de la consommation d’alcool et/ou le maintien de l’abstinence ont été présentés, samedi 3 septembre, lors du congrès international ISBRA-ESBRA – deux sociétés européennes de recherche biomédicale sur l’alcoolisme –, qui se tenait à Berlin. Deux études françaises notamment montrent sa supériorité sur un placebo.

Continuer à lire … « Des études montrent l’efficacité du baclofène pour traiter la dépendance à l’alcool »

« Un chez-soi d’abord » : après quatre ans d’expérimentation, de très bons résultats

Lancé en 2011, le dispositif expérimental « Un chez-soi d’abord » vient de faire l’objet d’un bilan sur les quatre années écoulées. Inspiré de l’exemple canadien et américain du « Housing first » ou « logement d’abord », « Un chez-soi d’abord » repose sur une idée simple : plutôt que d’imposer aux personnes en grande difficulté sociale et sans logement une sorte de parcours initiatique (socialisation, prise en charge des addictions, passage successif par plusieurs structures : CHRS, pension de famille, résidence sociale…) avant l’accès à un logement, le dispositif propose un accès immédiat à un logement, puis la mise en place d’un accompagnement renforcé.
Une stratégie « efficace dès les premiers mois d’accompagnement »…

Au vu du bilan 2011-2015 réalisé, sous l’égide de la Dihal (délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement), par une équipe de recherche indépendante, les résultats de l’expérimentation apparaissent très positifs. Ils portent sur 355 personnes effectivement logées par le dispositif sur les sites expérimentaux de Lille, Marseille, Paris et Toulouse.
S’adressant à un public plutôt jeune (38 ans de moyenne d’âge), très vulnérable (huit ans en moyenne sans domicile et quatre ans et demi à la rue) et fragilisé (80% d’addictions et 50% de pathologies chroniques), la stratégie s’est révélée « efficace dès les premiers mois d’accompagnement ».
Ainsi, sur la première année, plus de 80% des personnes accompagnées sont restées dans leur logement. Le bilan relève aussi « une diminution de leurs symptômes, une amélioration de leur qualité de vie, bien-être psychologique et estime de soi, et de leur rétablissement notamment en développant la notion de confiance en soi ». De même, le bilan fait état d’une diminution de moitié de la durée moyenne d’hospitalisation pour les personnes logées par rapport aux personnes dites « témoins », « signant le rôle positif du programme sur la coordination du parcours de soin ».

… et des effets qui se poursuivent sur le long terme

Ces bénéfices immédiats se poursuivent sur le long terme. Ainsi, en 2015 – soit quatre ans après le début de l’expérimentation -, plus de 85% des personnes sont toujours logées et suivies. Le bilan relève que « le recours aux droits, l’accès à des ressources et l’inscription auprès d’un médecin traitant sont effectifs pour la quasi-totalité d’entre elles. Globalement, l’acceptation de la maladie, la meilleure connaissance des symptômes, l’observance des traitements ainsi que l’engagement dans un suivi sanitaire s’intensifient avec la durée de l’accompagnement ». De même, les ruptures de prise en charge et les situations de crise sont moins fréquentes, plus courtes et plus faciles à gérer. Enfin, l’ensemble des personnes accompagnées ont renoué des liens avec l’entourage et la famille et 20% ont une activité professionnelle ou sont en formation.

A venir : vingt nouveaux territoires expérimentaux

Le bilan conclut qu’il n’y a pas a priori de caractère prédictif à la capacité d’habiter. De même, il ressort que « l’efficacité de la stratégie est garantie par la poursuite de l’accompagnement quel que soit le parcours résidentiel de la personne (sortie du logement, incarcération, mobilité, hospitalisation, etc.), la pluridisciplinarité de l’équipe, l’accompagnement au domicile, la proposition d’une palette de services et le respect du choix de la personne concernant son logement (type et lieu) et les services d’accompagnement (rythme et type). Ils concourent à l’engagement des personnes dans un parcours social, résidentiel et sanitaire ».

Dernier point positif : les bénéficiaires du dispositif en sont eux-mêmes très satisfaits. Ainsi, 72% d’entre eux se disent satisfaits ou très satisfaits et 88% souhaiteraient revenir dans le programme s’ils en avaient besoin.
Conséquence de ces très bons résultats : Sylvain Mathieu, le délégué interministériel, a annoncé, le 16 juin, devant le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), que les quatre sites expérimentaux vont être pérennisés en 2017 et que l’expérimentation va s’étendre sur vingt sites entre 2018 et 2021.

www.Addictaide.fr : s’informer en ligne sur les addictions

Alcool, tabac, cannabis…
Addict’aide est un site web qui s’adresse aussi bien aux personnes qui ont un problème d’abus ou de dépendance, qu’à leurs proches, aux médecins, aux associations d’entraide et aux chercheurs.

Continuer à lire … « www.Addictaide.fr : s’informer en ligne sur les addictions »

La prise de conscience de l’impact sanitaire des addictions reste à venir | Egora.fr

LES 10 DEFIS DES 40 ANS A VENIR – A l’occasion des 40 ans de la revue Egora – Panorama du médecin, des leaders dans dix domaines de pointe en santé se sont prêtés au jeu des prédictions concernant l’évolution de leur discipline dans les prochaines décennies.
Pour le Pr Michel Lejoyeux (Paris), [Le Pr Michel Lejoyeux vient de publier « Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore », éd. J.-C. Lattès, 2016.] le défi en addictologie réside dans l’émergence d’une vraie culture de santé publique et moins de déni concernant les conséquences délétères des addictions.
Si, sur le plan médical, les travaux de recherche en neurobiologie laissent imaginer la mise au point dans les années à venir de médicaments qui agissent sur l’addiction, certaines dépendances, notamment à l’alcool ou au tabac, ne sont toujours pas assez reconnues au niveau sociétal comme un vrai problème de santé publique, en dépit de leur impact sanitaire. Une situation paradoxale que souligne le Pr Michel Lejoyeux, professeur de psychiatrie, chef de service à l’hôpital Bichat-Beaujon, président d’honneur de la Société française d’alcoologie et coordinateur pour l’Île-de-France du Desc en addictologie.
Egora : Quels sont les grands progrès réalisés ces dernières années en addictologie?

Continuer à lire … « La prise de conscience de l’impact sanitaire des addictions reste à venir | Egora.fr »

Évolution du public des consultations jeunes consommateur (CJC) en 2014-2015- Tendances 107- mars 2016- OFDT

Tendances n° 107, OFDT, 4 p.Mars 2016
Depuis 2004, les consultations jeunes consommateurs (CJC) accueillent sur tout le territoire de jeunes usagers de substances psychoactives ou concernés par d’autres addictions ainsi que leurs familles.
Ce dispositif, qui vise à aider en quelques séances le jeune à modifier son comportement ou à l’orienter vers un accompagnement plus long, est inscrit dans le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives (2013-2017) coordonné par la MILDECA.

Continuer à lire … « Évolution du public des consultations jeunes consommateur (CJC) en 2014-2015- Tendances 107- mars 2016- OFDT »

Un mémento sur la prise en charge des urgences en Addictologie

PARIS, 2 mars 2016 (APM) – Le réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions (Respadd) a publié un outil « à destination des professionnels et des intervenants en contact avec des personnes consommatrices de produits psychoactifs », a-t-il indiqué fin février, dans un communiqué.
Il « vise à diffuser les bonnes pratiques pour réagir aux situations d’urgence les plus courantes qui peuvent être en lien avec la consommation ou l’arrêt de consommation de produits psychoactifs », indique le communiqué.

Continuer à lire … « Un mémento sur la prise en charge des urgences en Addictologie »