Case management en santé mentale – Revue Santé Mentale

Axé sur le rétablissement, le case management est un modèle d’intervention basé dans la communauté, qui vise à offrir, dans un environnement devenu complexe, des soins accessibles, coordonnés et efficients à des personnes souffrant de troubles mentaux sévères.

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La crise psychotique, un épisode dont on peut se relever- Planete sante, Suisse

Face à des stress majeurs, certaines personnes perdent momentanément le contact avec la réalité. Une prise en charge médicale rapide est utile pour éviter la chronicisation des troubles.

«Je me mentirais si je ne disais pas que je suis un génie.» «J’ai l’impression d’être trop occupé à écrire l’Histoire pour avoir le temps de la lire.» Kanye West est connu pour ses frasques et ses répliques mégalomanes. Lors de son dernier concert, le 19 novembre, ses diatribes contre Beyoncé, Jay Z et ses élucubrations politiques n’ont toutefois pas manqué d’interpeller ses fans. La star, qui visiblement n’était pas dans son état normal, a interrompu son show précipitamment. Deux jours plus tard, le chanteur a été hospitalisé pour une crise psychotique. Il s’agit d’«un état de rupture dans la manière qu’a l’individu d’interagir et de percevoir la réalité», explique le Dr Logos Curtis, responsable de l’unité de psychiatrie du jeune adulte aux Hôpitaux universitaire de Genève (HUG).

«Durant une phase aiguë, on observe une désorganisation de la pensée et du comportement de la personne», complète le professeur Philippe Conus, chef du département de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Mais aussi des troubles de la perception qui peuvent prendre la forme d’hallucinations auditive, visuelle, olfactive, gustative ou somatique. «Certains patients entendent des voix, se sentent porteurs d’un message ou d’une mission importante. Trahis par une perturbation de leurs sens, ils peuvent avoir l’impression de toucher ou d’être touchés alors qu’il n’y a aucun contact», illustre Philippe Conus.

Les idées délirantes peuvent prendre la forme de théories explicatives irrationnelles et illogiques par rapport aux normes auxquelles on s’attend. Elles ont parfois un caractère mystique. «Ces convictions inébranlables induisent des changements importants chez la personne», décrit le Dr Curtis. Excessives, elles peuvent encore s’exprimer par de la mégalomanie (surestimation de ses capacités) ou de la persécution, un sentiment dont semblait d’ailleurs habité le rappeur américain, quand il a évoqué Jay Z: «Je sais que tu connais des tueurs mais ne les envoie pas à mes trousses. Appelle-moi et parle-moi comme un vrai mec», aurait-il déclaré devant son public.Surcharge et stress majeurs

Drogue et santé mentale
La consommation de drogue n’est pas sans risque pour la santé mentale si on en croit de nombreuses études. Dans la population générale, le cannabis semble diminuer les fonctions cognitives et la motivation. «La consommation de cannabis avant 14 ans, dans la phase de remaniement architectural du cerveau qui survient à l’adolescence, augmente le risque de développer plus tard une psychose, comme la schizophrénie», prévient le professeur Conus. Les chiffres varient selon les études, mais jusqu’à 70% des patients psychotiques en consommeraient régulièrement. Or, «chez ces patients, la consommation de cannabis aggrave l’évolution et augmente le risque de rechute», déplore le spécialiste.

Comment expliquer la survenue d’une telle crise?

Selon le professeur Conus, la psychose peut avoir des causes somatiques qu’il convient d’abord d’exclure: une fièvre élevée, un dysfonctionnement ou le vieillissement du cerveau, des métastases cérébrales, la prise de drogue (le LSD notamment) ou les effets rebonds d’un sevrage. Si tel n’est pas le cas, la crise psychotique relève alors de la psychiatrie. Les symptômes peuvent être soudains ou apparaître de manière progressive. Généralement, la crise psychotique survient dans un contexte de stress majeur (accumulation de difficultés, rupture, licenciement, décès, consommation de drogue, relations houleuses avec l’entourage, par exemple), «quand le psychisme ne peut plus faire face à toutes les exigences», explique le Dr Curtis.

D’après le médecin de la star, Kanye West était dans un état de grande fatigue et s’apprêtait à commémorer l’anniversaire des funérailles de sa mère décédée quelques années plus tôt. «On peut parfois voir la psychose comme un mécanisme de défense face à une réalité que l’individu considère, d’une façon ou d’une autre, comme inacceptable. Il cherche alors, au travers de ses nouvelles convictions, à lui donner un sens qui le soulage et le protège», poursuit le spécialiste.

Des facteurs génétiques et héréditaires, des traumatismes (abus sexuels durant l’enfance par exemple), la consommation de drogue, le fait de grandir dans un environnement urbain ou dans un milieu peu soutenant sont des facteurs de risque.

Consulter rapidement

Le plus souvent (dans 85% des cas), et à moins d’avoir une origine somatique, la première décompensation psychotique survient entre 15 et 25 ans. Il se peut donc que Kanye West, âgé de 39 ans, n’en soit pas à son premier épisode.

Les symptômes psychotiques peuvent être l’expression d’une schizophrénie, la psychose chronique la plus fréquente. Ils peuvent aussi se présenter dans un contexte de dépression profonde, d’épisode maniaque chez une personne souffrant de troubles bipolaires ou encore d’une crise abandonnique chez une personne borderline, par exemple. «Il se peut aussi que ce déséquilibre psychique aigu ne soit associé à aucune pathologie psychiatrique, mais lié à un épisode de stress majeur. Il sera alors unique», rassure le professeur Conus.

Face à un proche qui perd pied, il est important de consulter rapidement le médecin traitant ou de l’accompagner aux urgences psychiatriques. «Plus l’épisode psychotique est court, moins l’impact sur la vie du patient est grand et meilleur sera son pronostic», affirme le Dr Curtis. Tout dépend bien sûr de l’ampleur de la chute, mais la plupart des patients continueront à mener une vie normale. Un tiers des personnes s’en remettra complètement, un tiers aura besoin d’un soutien épisodique tandis que le restant aura besoin d’un accompagnement plus conséquent et durable.

Pour aider le patient à se reconnecter avec la réalité et avec les autres, un soutien psychosocial, psychologique et, si nécessaire, médicamenteux lui est proposé. Un travail sur les facteurs précipitants est également entrepris afin de mieux les éviter ou les maîtriser.

La psychiatrie sort des murs de l’hôpital

Intervenir directement dans le milieu naturel des patients souffrant de troubles psychiatriques: telle est la mission de l’unité de psychiatrie mobile du CHUV à travers tout le canton de Vaud. Ses équipes sont composées d’infirmiers, de médecins psychiatres et d’assistants sociaux. Elles viennent en aide aux personnes marginalisées et réfractaires aux soins. À l’inverse, elles optimisent la prise en charge de personnes coutumières des urgences et des séjours psychiatriques, qui n’arrivent pas à poursuivre leur traitement dans la durée. Ou encore, à la demande d’un tiers, elles effectuent un suivi intensif de patients dans leur milieu.

La prise en charge thérapeutique est moins frontale et moins médico-centrée qu’une approche classique, explique le Dr Stéphane Morandi, responsable de l’unité de psychiatrie mobile du CHUV: «Nous accompagnons ces personnes dans des démarches qui apportent une réponse concrète à leurs difficultés. Nous remettons sur pied, si nécessaire, leur réseau de soins. Enfin, nous privilégions une approche collaborative avec le patient et établissons un projet avec lui.»

Éprouvés aux Pays-Bas et en Angleterre, ces modèles de soins restent rares en Suisse. «Or, ils facilitent l’acceptation des soins et permettent de résoudre des situations qu’on croyait désespérées», ajoute le Dr Morandi.

Source : La crise psychotique, un épisode dont on peut se relever – Planete sante

Comment les objets connectés peuvent aider la psychiatrie – Le Point

Plus de 4 000 experts en psychiatrie sont réunis à Paris, à l’occasion du 15e Congrès de l’Encéphale qui se tient jusqu’à vendredi, pour mettre à jour leurs connaissances, discuter de leurs pratiques et des évolutions de leur métier.

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Marisol Touraine confirme l’installation prochaine d’un Conseil national pour la santé mentale

À l’occasion de l’inauguration du centre médico-psychologique d’Alfortville (Val-de-Marne) ce 29 septembre, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a rappelé les ambitions du Gouvernement concernant la santé mentale.

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Le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie se met en place

Un décret du 7 septembre 2016 met en place le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA). Derrière ce titre pas forcément très explicite se cache l’instance résultant de la fusion du comité départemental des retraités et des personnes âgées (Coderpa) et du conseil départemental consultatif des personnes handicapées (CDCPH). Le principe de la création de cette nouvelle instance était prévu par l’article 81 de la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement.
Un champ de compétence très étendu

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Lancement d’une étude quantitative et qualitative sur la contention physique en Midi-Pyrénées

La Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale (Ferrepsy) de Midi-Pyrénées lance officiellement ce 15 septembre ses premiers travaux d’envergure sur la contention physique.
Cette recherche, menée au sein de treize établissements membres de la Ferrepsy*, s’attachera à recueillir des données quantitatives quant à la pratique, ainsi que des données qualitatives sur le vécu des soignants.
La thèse sur le vécu des patients du Dr Raphaël Carré, psychiatre au sein du CH Gérard-Marchant de Toulouse (Haute-Garonne), sera intégrée comme pan de l’étude globale.
« Il en ressort un vécu négatif, une perception de punition, de déshumanisation, de domination, de soumission », résume-t-il.

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Dépakine : selon l’APESAC, Sanofi devrait participer à l’indemnisation des victimes | Le Quotidien du Médecin

« Un travail étroit a été engagé depuis de nombreux mois sur le dossier de la Dépakine, en particulier pour reconnaître le préjudice causé, renforcer la prévention et améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients », s’est félicitée Marisol Touraine au terme de sa rencontre, ce jeudi 15 septembre, avec Marine Martin, présidente de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (APESAC).

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Des études montrent l’efficacité du baclofène pour traiter la dépendance à l’alcool

Nouvel épisode dans la saga du baclofène, les résultats de plusieurs études sur l’efficacité de ce médicament dans la réduction de la consommation d’alcool et/ou le maintien de l’abstinence ont été présentés, samedi 3 septembre, lors du congrès international ISBRA-ESBRA – deux sociétés européennes de recherche biomédicale sur l’alcoolisme –, qui se tenait à Berlin. Deux études françaises notamment montrent sa supériorité sur un placebo.

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Dépakine, Mediator: les associations réclament un fonds « pour toutes » les victimes de médicaments – Sciencesetavenir.fr

Paris (AFP) – Après les « scandales » du Mediator de Servier et de la Dépakine de Sanofi, un regroupement d’associations et de juristes réclame la création d' »un véritable fonds ouvert à toutes les victimes d’effets indésirables graves de médicaments ».
Ce fonds pourrait être financé « grâce à une taxe minime sur le prix de vente des médicaments », estime lundi ce Collectif d’associations et de collectifs inter-associatifs.

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Dépakine : un nouveau scandale sanitaire à retardement  ? – L’Express

Paris – Sept ans après le Mediator, l’affaire de la Dépakine, un antiépileptique qui présente des risques élevés pour la santé du foetus, est en passe de s’imposer comme un nouveau scandale sanitaire à retardement qui pourrait avoir fait des milliers de victimes. »C’est un scandale sanitaire énorme qui pourrait avoir fait entre 50.000 et 70.000 victimes sur 50 ans de prescription » estime Marine Martin, présidente de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac) qui doit être informée mercredi des résultats d’une étude sur le valproate de sodium lancée l’an dernier par les autorités sanitaires. Continuer à lire … « Dépakine : un nouveau scandale sanitaire à retardement  ? – L’Express »