La mission d’information du Sénat sur la psychiatrie des mineurs émet 52 propositions

Une mission d’information du Sénat avance cinquante-deux propositions « réalistes » pour faire évoluer la pédopsychiatrie.

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« Un chez-soi d’abord » : après quatre ans d’expérimentation, de très bons résultats

Lancé en 2011, le dispositif expérimental « Un chez-soi d’abord » vient de faire l’objet d’un bilan sur les quatre années écoulées. Inspiré de l’exemple canadien et américain du « Housing first » ou « logement d’abord », « Un chez-soi d’abord » repose sur une idée simple : plutôt que d’imposer aux personnes en grande difficulté sociale et sans logement une sorte de parcours initiatique (socialisation, prise en charge des addictions, passage successif par plusieurs structures : CHRS, pension de famille, résidence sociale…) avant l’accès à un logement, le dispositif propose un accès immédiat à un logement, puis la mise en place d’un accompagnement renforcé.
Une stratégie « efficace dès les premiers mois d’accompagnement »…

Au vu du bilan 2011-2015 réalisé, sous l’égide de la Dihal (délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement), par une équipe de recherche indépendante, les résultats de l’expérimentation apparaissent très positifs. Ils portent sur 355 personnes effectivement logées par le dispositif sur les sites expérimentaux de Lille, Marseille, Paris et Toulouse.
S’adressant à un public plutôt jeune (38 ans de moyenne d’âge), très vulnérable (huit ans en moyenne sans domicile et quatre ans et demi à la rue) et fragilisé (80% d’addictions et 50% de pathologies chroniques), la stratégie s’est révélée « efficace dès les premiers mois d’accompagnement ».
Ainsi, sur la première année, plus de 80% des personnes accompagnées sont restées dans leur logement. Le bilan relève aussi « une diminution de leurs symptômes, une amélioration de leur qualité de vie, bien-être psychologique et estime de soi, et de leur rétablissement notamment en développant la notion de confiance en soi ». De même, le bilan fait état d’une diminution de moitié de la durée moyenne d’hospitalisation pour les personnes logées par rapport aux personnes dites « témoins », « signant le rôle positif du programme sur la coordination du parcours de soin ».

… et des effets qui se poursuivent sur le long terme

Ces bénéfices immédiats se poursuivent sur le long terme. Ainsi, en 2015 – soit quatre ans après le début de l’expérimentation -, plus de 85% des personnes sont toujours logées et suivies. Le bilan relève que « le recours aux droits, l’accès à des ressources et l’inscription auprès d’un médecin traitant sont effectifs pour la quasi-totalité d’entre elles. Globalement, l’acceptation de la maladie, la meilleure connaissance des symptômes, l’observance des traitements ainsi que l’engagement dans un suivi sanitaire s’intensifient avec la durée de l’accompagnement ». De même, les ruptures de prise en charge et les situations de crise sont moins fréquentes, plus courtes et plus faciles à gérer. Enfin, l’ensemble des personnes accompagnées ont renoué des liens avec l’entourage et la famille et 20% ont une activité professionnelle ou sont en formation.

A venir : vingt nouveaux territoires expérimentaux

Le bilan conclut qu’il n’y a pas a priori de caractère prédictif à la capacité d’habiter. De même, il ressort que « l’efficacité de la stratégie est garantie par la poursuite de l’accompagnement quel que soit le parcours résidentiel de la personne (sortie du logement, incarcération, mobilité, hospitalisation, etc.), la pluridisciplinarité de l’équipe, l’accompagnement au domicile, la proposition d’une palette de services et le respect du choix de la personne concernant son logement (type et lieu) et les services d’accompagnement (rythme et type). Ils concourent à l’engagement des personnes dans un parcours social, résidentiel et sanitaire ».

Dernier point positif : les bénéficiaires du dispositif en sont eux-mêmes très satisfaits. Ainsi, 72% d’entre eux se disent satisfaits ou très satisfaits et 88% souhaiteraient revenir dans le programme s’ils en avaient besoin.
Conséquence de ces très bons résultats : Sylvain Mathieu, le délégué interministériel, a annoncé, le 16 juin, devant le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), que les quatre sites expérimentaux vont être pérennisés en 2017 et que l’expérimentation va s’étendre sur vingt sites entre 2018 et 2021.

Les troubles psychotiques entraineraient un déclassement social | Egora.fr

Deux études réalisées dans le Val de Marne confirment pour la première fois en France, que les sujets atteints de troubles psychotiques se retrouvent préférentiellement dans les quartiers défavorisés.
De part leur sévérité, leur début généralement chez l’adulte jeune, leur chronicité, et la difficulté du diagnostic et de la prise en charge, les troubles psychotiques constituent un problème majeur à la fois sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan sociétal.

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Patients en psychiatrie: des initiatives pour améliorer l’accès au logement

Un patient en psychiatrie sur deux pris en charge au CH Édouard-Toulouse dans les secteurs des quartiers nord de Marseille n’a pas de logement!
D’où un impact direct sur les prises en charge et une embolisation du parcours au niveau des hospitalisations complètes. Le CH Édouard-Toulouse présente donc ses nombreuses initiatives lancées pour pallier ces difficultés.

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Soigner (l’)humain – Manifeste pour un juste soin au juste coût- Collectif Pass

Fruit de l’expérience des professionnels des Permanences d’accès aux soins de santé (PASS) – plusieurs des membres du Collectif Pass y ont participé – cet ouvrage est à la fois un aboutissement et une ouverture vers d’autres projets collaboratifs à venir. Les auteurs du livre ont été présents à la Conférence-débat  du 17 décembre 2015 .
Pour en savoir plus, feuilleter, commander …
Conférence-débat (Paris)

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La santé mentale et les addictions chez les personnes sans logement personnel en île-de-France : l’enquête SAMENTA de 2009

Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, 2015, 5 p.BULLETIN EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, n°36-37

Anne Laporte1,2 (anne.laporte@ars.sante.fr), Erwan Le Méner2, Marc-Antoine Détrez2, Caroline Douay2, Yann Le Strat3, Stéphanie Vandentorren2,3,4, Pierre Chauvin4
1 Agence régionale de santé d’Île-de-France, Paris, France
2 Observatoire du Samusocial de Paris, Paris, France
3 Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
4 Sorbonne Université, UPMC Univ Paris 06, Inserm, Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique (IPLESP UMRS 1136), Paris, France

Résumé

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La précarité des personnes sans domicile affecte leur santé dans toutes ses dimensions

Le taux de mortalité des personnes sans domicile fixe reste élevé rapporte une étude du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l‘institut de veille sanitaire (InVS), paru le 17 novembre 2015. La malnutrition est majeure, ainsi que la prévalence de troubles mentaux chez les parents et les enfants.

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