La mission d’information du Sénat sur la psychiatrie des mineurs émet 52 propositions

Une mission d’information du Sénat avance cinquante-deux propositions « réalistes » pour faire évoluer la pédopsychiatrie.

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Les usagers seront attentifs à l’acculturation des soignants à la bonne pratique en soins contraints

À la suite des recommandations de bonnes pratiques de la HAS sur l’isolement et la contention en psychiatrie, plusieurs associations d’usagers et de proches de patients saluent les perspectives de prévention et de réduction du recours à ces mesures de contrainte. Ils seront attentifs à leur mise en œuvre effective par les équipes hospitalières. Continuer à lire … « Les usagers seront attentifs à l’acculturation des soignants à la bonne pratique en soins contraints »

Le recueil d’informations médicalisé en psychiatrie recensera en 2018 les recours à la contention

Lors d’un congrès au ministère, la DGOS a apporté des précisions sur l’instruction sur la contention et l’isolement en psychiatrie, qui doit être publiée dans les prochaines semaines. Le recueil d’informations médicalisé en psychiatrie (RimP) devrait notamment recenser à partir de 2018 les recours à la contention dans les établissements de santé.

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Des associations de patients et de familles saluent l’encadrement accru de la contention à défaut d’interdiction

Plusieurs travaux et réflexions sont actuellement engagés (1) pour mieux encadrer les pratiques d’isolement et de contention en psychiatrie. Dans ce cadre des travaux institutionnels, des associations de patients et de proches en psychiatrie saluent la perspective d’un encadrement renforcé de ces pratiques, à défaut de pouvoir en obtenir l’interdiction. Le CRPA propose pour sa part d’instaurer un contrôle judiciaire en cas de contestation de ces mesures.

Ainsi, la Haute Autorité de santé (HAS) doit notamment achever, au cours de ce mois de janvier, la phase de consultation des parties prenantes (organisations professionnelles, associations de patients ou d’usagers, institutionnels, etc.) en vue d’émettre des recommandations, vraisemblablement publiées en mars prochain. Alors que la HAS finalise, selon nos informations, des outils pour renforcer la traçabilité des mesures, la perspective d’un encadrement renforcé de ces pratiques est salué par plusieurs associations de patients.

Les associations, qui ont été associées aux travaux menés par la haute autorité, mais aussi à ceux menés à l’Assemblée nationale pour évaluer la loi du 27 septembre 2013, tiennent à rappeler au préalable leur position de principe en faveur d’une disparition de ces pratiques.

La prévention comme nécessaire préalable

Une position défendue aussi par l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) qui milite pour que « le corps médical s’oriente vers la suppression de ces pratiques », rappelle un représentant de l’association. Et à défaut d’obtenir cette suppression effective, l’Unafam plaide de longue date pour la diffusion d’un guide de bonnes pratiques dans chaque établissement, en identifiant les actions de prévention qui ont été mises en place et celles qui auraient dû l’être pour éviter le recours à la contention et à l’isolement.

L’association insiste sur le fait que ces mesures ne doivent pas être considérées comme des « pratiques thérapeutiques » mais des mesures permettant des soins ultérieurs. Au-delà, il s’agit de former les personnels au respect des droits des patients et de leur dignité, ainsi qu’à la prise en charge de l’agitation et de l’agressivité.

La Fnapsy insiste également sur cette dimension de prévention au travers de la formation, estimant que ces mesures relèvent du « dernier, même ultime recours ». Et celles-ci, si elles ont lieu, doivent obéir à une protocolisation permettant de garantir un respect maximum des droits fondamentaux des patients en psychiatrie, et de surcroit être répertoriées, afin d’empêcher des dysfonctionnements dans certains établissements où les recours à l’isolement et à la contention auraient tendance à se multiplier.

Une opposabilité administrative de la mise à l’isolement

Au-delà de l’opposition de principe à ces pratiques, les représentants (2) du Cercle de réflexion et de propositions d’action sur la psychiatrie (CRPA) concèdent également une « position pragmatique » compte tenu de la réalité du terrain. « Nous sommes pour que les mesures de mise à l’isolement prêtent lieu à une décision administrative opposable », écrivent-ils dans un document mis en ligne le 10 janvier sur le site de l’association. « Ce qui implique que de telles décisions soient formalisées et soient notifiées aux personnes concernées avec une […] indication des voies et délais de recours », poursuivent-ils. Afin de « garantir la France contre des condamnations à répétition pour traitements inhumains et dégradants, il serait a minima opportun » que le juge des libertés et de la détention (JLD) soit rendu compétent pour statuer sur des contestations de mise à l’isolement ou de contention lors du contrôle de plein droit des mesures d’hospitalisation sans consentement à temps complet, propose le CRPA.

Ce contrôle pourrait également s’opérer à l’occasion de saisines facultatives en dehors des contrôles obligatoires.

L’association recommande également que soit institué, par voie législative, qu’au-delà d’une certaine durée de mise à l’isolement et ou de contention « en continu » (par exemple cinq jours), il y ait un contrôle juridictionnel obligatoire » par le JLD. Ceci avec assistance obligatoire de la personne isolée avec ou sans contention, par un avocat ou une personne de confiance. Et dans l’attente d’une telle mise aux normes de la France au regard de celles « de la Cour européenne des droits de l’homme sur ce sujet », la HAS pourrait recommander, « que toute mise à l’isolement avec ou sans contention devant durer plus de quelques heures, prête lieu à une notification écrite à la personne concernée de cette décision, en tant que décision administrative écrite et motivée ». Le CRPA accueille donc favorablement la « protocolisation importante » des pratiques prévue dans le projet de recommandation de la HAS, puisque selon l’association, « la moindre des choses est que [ces mesures] soient fortement encadrées ».

Enfin, comme les autres associations de patients, le CRPA appuie sur la nécessité, toujours prégnante, de la formation des personnels et recommande de pouvoir assurer dans les unités de soins en milieu fermé un effectif suffisant afin de limiter le recours à ces pratiques d’isolement et de contention.
Caroline Cordier, Hospimedia
(1) La DGOS prépare une circulaire sur le sujet et une mission d’évaluation de la loi du 27 septembre 2013 sur les droits, la protection et la prise en charge des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques poursuit actuellement ses travaux à l’Assemblée nationale.
(2) Les observations du Cercle de réflexion et de propositions d’action sur la psychiatrie (CRPA) ont été rédigées par Me Raphaël Mayet, avocat au Barreau de Versailles, le Dr Mathieu Bellahsen, psychiatre des hôpitaux, et André Bitton, président du CRPA.

Source : La psychiatrie française en revue, etc.: PSYCHIATRIE Des associations de patients saluent l’encadrement accru de la contention à défaut d’interdiction

Une instruction ministérielle pour consolider et généraliser les conseils locaux de santé mentale

Une instruction du 30 septembre à destination des préfets et directeurs d’ARS visant à généraliser l’installation des comité locaux de santé mentale (CLSM), a été mise en ligne le 12 octobre. Continuer à lire … « Une instruction ministérielle pour consolider et généraliser les conseils locaux de santé mentale »

Etude : Haut risque de suicide à la sortie de l’hôpital psychiatrique- Jim.fr

La période suivant immédiatement une hospitalisation en milieu psychiatrique est à très haut risque suicidaire. On admet qu’environ un tiers de l’ensemble des suicides chez les malades mentaux se produisent dans les 3 mois après la sortie d’un établissement psychiatrique et que 0 ,3 à 3 % des patients meurent par suicide dans les années suivantes.

Le risque suicidaire est particulièrement élevé en cas de trouble dépressif majeur mais est aussi conséquent en cas de schizophrénie, atteinte bipolaire ou de toxicomanie. On manque toutefois de données précises sur le risque relatif en fonction des différentes pathologies et co morbidités psychiatriques.

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Dépakine : plus de 12 000 personnes souffrent de séquelles

Dépakine : plus de 12 000 personnes souffrent de séquelles
ENTRETIEN  par Audrey Vaugrente
– Les effets néfastes de la Dépakine sur le fœtus sont connus depuis les années 1980. Ils toucheraient plus de 12 000 personnes selon une épidémiologiste Catherine Hill. Continuer à lire … « Dépakine : plus de 12 000 personnes souffrent de séquelles »

Pour la santé mentale et la psychiatrie périnatales en France – Cairn.info

parMichel Dugnat pédopsychiatre (service du Pr. Poinso, ap-hm), coprésident de la waimh Francophone, past-president de la Société Marcé francophone michel.dugnat.at.ap-hm.fr
 et Françoise Gouzvinski psychologue, enseignante past Université Toulouse-2, laboratoire Cliniques pathologique et interculturelle (lcpi) montolieu.francoise.at.gmail.com
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Les troubles psychotiques entraineraient un déclassement social | Egora.fr

Deux études réalisées dans le Val de Marne confirment pour la première fois en France, que les sujets atteints de troubles psychotiques se retrouvent préférentiellement dans les quartiers défavorisés.
De part leur sévérité, leur début généralement chez l’adulte jeune, leur chronicité, et la difficulté du diagnostic et de la prise en charge, les troubles psychotiques constituent un problème majeur à la fois sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan sociétal.

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La prise de conscience de l’impact sanitaire des addictions reste à venir | Egora.fr

LES 10 DEFIS DES 40 ANS A VENIR – A l’occasion des 40 ans de la revue Egora – Panorama du médecin, des leaders dans dix domaines de pointe en santé se sont prêtés au jeu des prédictions concernant l’évolution de leur discipline dans les prochaines décennies.
Pour le Pr Michel Lejoyeux (Paris), [Le Pr Michel Lejoyeux vient de publier « Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore », éd. J.-C. Lattès, 2016.] le défi en addictologie réside dans l’émergence d’une vraie culture de santé publique et moins de déni concernant les conséquences délétères des addictions.
Si, sur le plan médical, les travaux de recherche en neurobiologie laissent imaginer la mise au point dans les années à venir de médicaments qui agissent sur l’addiction, certaines dépendances, notamment à l’alcool ou au tabac, ne sont toujours pas assez reconnues au niveau sociétal comme un vrai problème de santé publique, en dépit de leur impact sanitaire. Une situation paradoxale que souligne le Pr Michel Lejoyeux, professeur de psychiatrie, chef de service à l’hôpital Bichat-Beaujon, président d’honneur de la Société française d’alcoologie et coordinateur pour l’Île-de-France du Desc en addictologie.
Egora : Quels sont les grands progrès réalisés ces dernières années en addictologie?

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